Les porteurs de projets sont parfois rebutés par les démarches nécessaires et les jargons utilisés dans la création d’entreprise. Effectivement, il est assez difficile de s’y retrouver entre les EIRL, SASU, SCP, SELARL, etc. Pourtant, ces formules permettent de définir la structure juridique la plus adaptée à votre activité et à vos objectifs. 

Quels sont les critères de classification des entreprises ?

Au-delà de son but lucratif, une entreprise peut être définie par son statut juridique, sa taille, son secteur d’activité… La détention du capital fait notamment partie des principaux critères permettant de classer ces organisations. 

Ainsi, il s’agit d’une entreprise publique, si les fonds proviennent de l’État et autre organisme communautaire ou institutionnel. En toute logique, l’entreprise privée est caractérisée par des capitaux non publics. Ces derniers peuvent être apportés par des investisseurs privés, des fonds de placement, etc. 

En considérant la nature de l’activité, trois catégories se dégagent, à savoir les entreprises des secteurs primaire, secondaire et tertiaire. Les premières sont en contact direct avec les ressources naturelles. Le second secteur englobe l’ensemble des industriels. Enfin, le troisième réunit les prestataires de service. 

Vous pouvez aussi vous baser sur les opérations réalisées pour connaître la classification de votre entreprise. Dans ce cas, vous obtenez cinq catégories : les entreprises agricoles, industrielles, financières, commerciales et de prestations de services. Ces critères sont utiles pour identifier votre positionnement sur le marché.

Quels sont les critères de classification des entreprises ?
Source : Shutterstock.com

Qu’est-ce que la typologie de l’entreprise ?

À la base, la typologie de l’entreprise vise à classer ces organisations de manière simple à partir de certains critères. Elle permet d’avoir une vue d’ensemble sur ces opérateurs économiques. Il est toutefois indispensable de s’accorder sur ces critères au préalable. 

Vous pouvez obtenir une grande variété de classifications d’entreprises en vous basant sur :

  • Le secteur d’activité (primaire, secondaire et tertiaire) ;
  • Les opérations effectuées (agricoles, industrielles, commerciales, etc.) ;
  • La branche d’activité (industrie agroalimentaire, transporteur maritime, etc.) ;
  • La taille de la structure (effectif, capitaux, chiffre d’affaires, etc.) ;
  • Les spécificités juridiques (détentions de capital, formes juridiques, etc.).

Cela dit, la classification la plus pertinente dépend essentiellement de l’objectif de la démarche. La création d’entreprise incite, par exemple, à se focaliser surtout sur la forme juridique et la taille de la structure. 

Ces deux facteurs sont en effet nécessaires pour les démarches administratives des entrepreneurs. Ils sont également indispensables pour l’élaboration des plans de croissance et les recherches de financement. 

Quels sont les 4 types d’entreprises ?

Vous devez choisir une forme juridique lors de la création de votre entreprise. Elle pourra ainsi exister aux yeux des autorités et intégrer les registres officiels. Il s’agit par ailleurs d’une mention obligatoire sur les documents administratifs, au même titre que la raison sociale de l’entreprise

Les formes juridiques existantes peuvent être classées en 4 grandes catégories :

  • Entreprise individuelle (EI ou EIRL) ;
  • Société de personnes (ex. : SNC, société en nom collectif) ;
  • Société par actions (SARL, SA, SAS, etc.) ;
  • Coopérative.

Régie par une réglementation spécifique, cette dernière s’assimile néanmoins à une entreprise en permettant de redistribuer les excédents. 

En se basant sur la taille de la structure, les entreprises se déclinent en 4 types :

  • TPE (très petite entreprise), avec un effectif inférieur à 9 individus ;
  • PME (petite et moyenne entreprise), ayant entre 10 et 249 employés ;
  • ETI (entreprise de taille intermédiaire), comptant entre 250 et 5 000 salariés ;
  • Grande entreprise, employant plus de 5 000 personnes.
Quels sont les 4 types d'entreprises ?
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Tenant aussi compte du chiffre d’affaires, cette classification est particulièrement utile pour anticiper l’imposition de l’entreprise. En effet, des régimes et des barèmes spécifiques sont prévus à chaque niveau. Ainsi, vous basculez vers la catégorie suivante, si vous dépassez les plafonds fixés (effectifs et revenus). 

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